sentiersdumonde

Les USA au jour le jour

2 juillet

Ce matin là, après plus de 80 heures de bus depuis le Guatemala, nous franchissons la frontière à Tijuana. Nous avons une petite apréhension, mais tout se passe bien. Nous tombons sur un douanier hyper cool qui ne nous retient que 5 minutes, le temps de remplir les papiers, de laisser nos empreintes et une photo, et nous voilà aux USA. Nous nous précipitons dans un bus pour Los Angeles et passons la matinée dedans.

Quatre heures plus tard, nous arrivons à LA. Pour commencer, nous allons nous faire un Mc Do, pour manger, déjà, mais aussi pour regarder nos mails. Et là, pas de bol, aucune nouvelle de la compagnie de location de voiture. Nous achetons alors une carte de téléphone et passons un coup de fil à la compagnie, et là, une dame nous dit que peut être en allant à l’aéroport, où se situe notre agence, nous arriverons à retirer la voiture.

Nous prenons donc le bus pour LAX, l’aéroport international. 1H30 de bus plus tard, nous arrivons à un système de navettes de l’aéroport, et une demie heure plus tard, nous voici au guichet de la compagnie. Et là, c’est le drame ! Nous apprenons que la réservation n’a pas fonctionné, mais nous pouvons louer un vehicule tout de suite, mais ce sera plus cher : environ 900 $ pour 15 jours. Impossible, complètement hors budget pour nous. Il va nous falloir trouver une autre solution. Nous partons à pieds de l’agence avec nos gros sacs, sans savoir trop où aller. Sur le chemin, nous croisons d’autres agences de location, mais les prix sont toujours beaucoup trop élevés. Nous décidons alors de chercher un coin où dormir. Et nous apprenons désespérés qu’ici, on ne peut pas dormir à moins de 60 $. Après avoir essayé plusieurs motels, nous finissons pas choisir le moins cher, qui a une chambre luxueuse avec une télé géante. On s’en fout nous, on voulait juste dormir !

Nous allons faire quelques courses, histoire de profiter de la soirée. Une salade pour AnneK, et un burger de chez Jack in the Box pour moi. Ah oui, et une bière aussi, on m’a même demandé ma carte d’identité pour celle là !

Dans la soirée, nous passons quelques coups de fils qui nous remontent le moral et enfin, nous arrivons à nous mettre en relation avec une agence française de locations de voitures discount. En quelques minutes, l’affaire est réglée pour 350 $. Mais la voiture ne sera disponible le lendemain qu’à 16 heures. Il va falloir s’occuper pendant la journée.

3 juillet

Nous partons tranquille le matin du motel, et nous arrivons à déposer nos bagages à l’agence de location pour la journée, en attendant de pouvoir prendre notre voiture. Après un petit repas chez Jack in the Box (sympas leurs burgers, bien meilleurs qu’au Mc Do), nous nous baladons dans les rues sans aucun intérêt de Inglewood, quartier de LA.

A 16 heures, nous allons chercher notre voiture. Notre intérêt se porte sur une grosse Kia noire qui a bien la classe. Oui, c’est nous qui choisissons parmi une quinzaine de voitures laquelle nous voulons, et quelques minutes plus tard, nous roulons à vive allure sur le freeway qui quitte la ville. Los Angeles étant une ville immense, une heure et demie plus tard, nous sommes toujours à vive allure et toujours en train de quitter la ville.

A la tombée du jour, nous traversons le désert Mojave, dans la direction de Las Vegas. Quelques heures plus tard, nous arrivons dans la capitale du jeu, et nous nous apercevons que le prix des hotels est démentiel. Ah oui, nous sommes au début du week end du 4 juillet. Hé mince ! Du coup, nous quittons Vegas pour le désert, dans l’espoir de trouver un endroit pas trop cher où dormir. Après quelques heures de route, et quelques errances vers des hôtels Best Western hyper chers, nous trouvons un petit hotel casino plutôt raisonnable à Mesquite, à la frontière entre le Nevada et l’Utah. Encore une sacré journée, il est deux heures et demie du matin et nous avons galéré pour la deuxième journée consécutive.

4 juillet

Au petit matin (11h, faut pas pousser), nous partons pour l’Utah, et plus précisément, Zion National Park. Je cherche désespérément des chaussures de rando, car celles que j’ai aux pieds sont pour le moins détruites. Nous nous arrêtons à Saint Georges, mais pas de bol, la boutique que j’avais repérée sur Internet est fermé pour cause de 4 juillet. Je réalise que mes chances de trouver ce genre d’articles aujourd’hui sont quasi nulles. Au passage, nous voyons un motel pour 25 dollars, et décidons de nous y installer, vu que nous ne sommes qu’à une heure de voiture de Zion.

Comme la chambre dispose d’un frigo et d’un micro ondes (très fréquent dans les motels américains), nous décidons de faire quelques courses au supermarché ouvert 24h/24h (pratique ça !). En sortant du supermarché, miracle ! Nous voyons une boutique outdoor ouverte et nous nous précipitons dedans et trouvons mes nouvelles chaussures.

Ensuite, nous partons pour le parc Zion. Sur la route, le décor est magnifique (mais vraiment !) et nous arrivons tranquillement à nous garer, vu qu’il est déjà 15h. Après un petit tour au visitor center, ce qui deviendra un classique aux USA et en Nouvelle Zélande, nous nous lançons sur le chemin de Hidden Canyon. Balade sans prétention, plutôt sympa, mais un peu courte. Nous enchainons ensuite avec Observation Point qui monte raide et qui nous donne l’occasion de reprendre un peu la caisse.

Il fait nuit quand nous rentrons à la voiture, et sur le chemin du retour, des feux d’artifices s’élèvent d’un peu partout autour de nous. Nous rentrons au motel bien claqués.

5 juillet

Voilà le profil type de la journée parfaite aux USA. Nous nous levons tranquillement, allons à Zion, et faisons une magnifique randonnée de quelques heures: Angel’s landing, qui est incontestablement la meilleure rando que nous ayons faite dans ce parc. Ensuite, nous rentrons à Saint George pour nous faire un bon petit repas, essentiellement composé de produits micro-ondables (et une glace Ben & Jerrys au chocolat fudge) et un bon petit film.

6 juillet

Nous partons relativement tôt de Saint Georges pour Bryce Canyon. Sur le chemin, nous ralentissons la voiture vers Kobb’s Canyon, le temps de faire une petite photo, qui ne survivra même pas à l’impitoyable sélection. Après quelques heures de voiture dans le désert (vive la clim !), nous voilà en début d’après-midi à Bryce Canyon. Il s’agit d’un décor tout à fait surréaliste composé d’aiguilles et de canyons faits de Sandstone (pierre de sable). Nous faisons une petite rando à l’intérieur de ce décor magique, et poursuivons notre route en fin d’après-midi. Nous arrêtons le véhicule lorsque nous voyons un camping à la tombée de la nuit. Notre objectif d’apéritif et de dîner au resto tombe à l’eau lorsque tout ferme sous notre nez. Aux USA, ils ont la fâcheuse habitude de se coucher trop tôt et de tout laisser allumé la nuit, ce qu’il fait que t’as l’impression que tout est ouvert, alors qu’en fait tout est fermé (laisse tomber l’écologie par ici !). Il faut dire aussi qu’à ce moment là, nous n’avions pas encore impacté que nous avions changé d’heure depuis 2 jours, et donc que nous avions 1 heure de retard….

7 juillet

Nous passons la matinée en voiture sur une Scenic Roads. C’est lourd puisqu’on doit s’arrêter tous les kilomètres pour faire une photo inoubliable. Quelques heures plus tard, nous arrivons à Capitole Reef National Park, notre objectif de la journée. Nous faisons une première rando dans les Narrows (les étroits), puis ensuite vers une arche au milieu d’un décor lunaire complètement incroyable. Quelle que soit la direction dans laquelle on regarde, le paysage est tout bonnement extraordinaire. Nous vivons un grand moment, et c’est ce qui classe Capitole Reef comme le meilleur parc que nous ayons visité aux USA.

Nous quittons ce lieu magique pour traverser un désert en voiture (encore !). Nous arrivons en début de soirée à Green River, un bled paumé où il y a des dizaines de motels, tous au même prix: 40$ la nuit (concurrence, quand tu nous tiens !). Nous finissons la soirée dans une chambre trop classe, comme d’habitude, et comme d’habitude, nous n’en demandions pas tant, mais nous demandions moins cher.

8 juillet

Le programme d’aujourd’hui commence par de la voiture (pour changer). Nous nous dirigeons vers Arches National Park. Sur le chemin, nous voyons un panneau « Canyonlands National Park». Comme nous avons la super carte des parcs nationaux, qui nous donne un accès illimité à tous ces parcs, nous décidons de modifier légèrement le programme, et d’y passer faire une petite rando.

Canyonlands est comme tous les autres parcs nationaux un endroit magnifique et complètement surréaliste. Notre rando dure un petit moment, et après avoir complété avec un petit tour en voiture sur des Scenic Roads, nous continuons notre route vers le parc des Arches où nous arrivons en fin d’après-midi.

Nous ne descendons quasiment pas de la voiture à part pour prendre quelques photos. La sensation d’émerveillement permanent commence à nous gaver. Il ne se passe pas 10 minutes sans que nous nous disions « ouh que c’est beau ! Oui mais c’est très différent des paysages que nous avons vu jusqu’alors !». Donc, après ce petit tour en voiture, nous continuons la route vers le Sud, et nous nous arrêtons à Monticello pour passer la nuit dans un camping pas cher (le moins cher que nous ayons vu aux USA en fait : 13 $). Nous nous faisons un petit resto ce soir là, et nous découvrons que les restaurants dans l’Utah ne peuvent pas vendre d’alcool. Vive le soi-disant pays de la liberté !

9 juillet

Une fois de plus, il s’agit d’une journée en voiture. Hé ouais, on fais un road trip, et ça inclut de passer un petit moment en caisse. Aujourd’hui, nous traversons la mythique Monument Valley. Terre des indiens Navajos, qui essaient d’arnaquer les visages pales, dès qu’ils descendent de leur chariot. Ensuite, nous continuons vers le Lake Powell, magnifique lac vert emmeraude au milieu du désert (le lac est artificiel). Après un petit pic nique dans le demi mètre carré d’ombre que nous avons pu trouver au bord du lac, nous poursuivons notre chemin par la superbe vue sur le Horse Shoe, un bras de rivière très photogénique.

Quelques kilomètres plus loin, nous devons faire un choix. Allons nous voir le North Rim ou le South Rim du grand canyon. Sur Internet, certains disent que la rive nord n’a rien à envier à la rive sud, mais d’autres disent le contraire. La rive sud est celle qui présente les vues les plus connues, mais la rive nord est beaucoup moins touristique et donc plus conviviale. Notre choix ce porte sur cette dernière, et nous poussons Jolly Jumper pour arriver en fin d’après-midi à North Rim. Nous apprenons sur place que la seule rando qui descend au fond du Grand Canyon dure 2 jours au minimum. Mince, ça ne colle pas avec notre planning ça ! Nous croisons une famille de cyclistes français super sympa qui a choisi d’en baver pendant les 2 mois d’étés à la conquête de l’ouest. Ils nous disent que nous avons fait une erreur, et que le South Rim est bien plus intéressant, ce que nous commençons à croire.

Donc une demie heure après être arrivés, nous voilà en selle pour faire le grand tour dans la soirée et se pointer au South Rim le lendemain matin. Nous assistons à un coucher de soleil d’anthologie dans le désert, et arrivons au limites du Grand Canyon National Parc vers 22 heures. Là, nous n’avons pas d’autres choix que le camping sauvage. Nous montons la tente au milieu des coyotes, ce qui a pour effet de révéler les peurs profondes d’AnneK. Il y a même un trou à 20 cm de la tente. Ne lui dites pas, mais je crois que c’était un trou de tarentule [Je le savais… (AnneK)].

10 juillet

Au petit matin, nous plions la tente et nous dirigeons vers l’entrée du parc. Une heure plus tard, nous voilà au bord du fameux Grand Canyon qui est effectivement très grand. Notre objectif de la journée est un aller-retour pour le fond du canyon (1200 mètres de dénivellé et 24km aller/retour). Tout se passe bien dans la descente. Nous rencontrons un couple de belges sympathiques avec qui nous faisons un bout de chemin. Puis nous arrivons au bord de la descente finale. Là, la température qui était plutôt cool (35 à 39°C) passe brutalement largement au dessus de 40 et un vent brulant nous crame le visage. On y croit. A un kilomètre de l’arrivée (mais ça nous ne le saurons que plus tard), je m’aperçois que j’ai oublié l’appareil photo numérique sur un caillou la dernière fois que j’ai rempli ma gourde. Mais que je suis c… !!!

Du coup nous faisons demi-tour et faisons la pause pic-nique pendant la remontée. Le début de la remontée est difficile, puisque la température est moins fraîche que le matin, et ça cogne bien. Je bois 5 ou 6 litres d’eau en 3 heures. Après la pause, ça va mieux et nous pouvons remonter rapidement. Malheureusement, évidemment, l’appareil photo a disparu, et les objets trouvés n’ont jamais eu de nouvelles de lui.

Après la balade de 6 heures, nous reprenons la voiture et partons nous caler dans un motel à Williams, où nous restons le lendemain pour nous reposer.

11 juillet

Voilà une bonne journée à ne rien faire. Mais rien de chez rien. Ça fait du bien de temps en temps.
Du coup, on a pas mal fait d’Internet, notamment pour lire nos mails (ça c’est vite fait, on en recoit très peu), discuter avec les gens de la famille qui ont installé Skype (pour les amis, c’est pas encore ça, pourtant c’est pas bien compliqué), mettre à jour le blog, et réserver notre chambre d’hôtel à Vegas.

12 juillet

Après une bonne grasse matinée, la seconde en deux jours, nous partons pour Las Vegas où nous arrivons en début d’après-midi. La première chose que nous faisons est d’acheter un nouvel appareil photo, pour pouvoir faire des vidéos de cette ville de lumières. Nous nous installons ensuite dans notre hôtel : l’Excalibur. De l’extérieur, ça ressemble à un espèce de château de la Belle au bois dormant, mais en plus gros. En effet, cet hôtel abrite plusieurs milliers de chambres. La notre est basique, avec une vue sur le Luxor, l’hôtel pyramide proche du notre. Dans le hall de l’hôtel, qui est accessoirement un casino gigantesque, nous commençons à nous chauffer aux machines à sous. Au bout de quelques minutes, AnneK gagne une dizaine de dollars. Voilà ! Les hostilités sont entammées.

Dans la soirée, nous nous baladons sur le Strip, l’avenue mythique de Vegas avec tous ses casinos et tous ses néons. Même à 22h, il y fait une chaleur à creuver. Faut-il vous rappeller que nous sommes en plein désert au milieu du mois de juillet. A l’intérieur des hôtels et des casinos, tout est climatisé par contre, mais à tel point que nous passons souvent d’une ambiance torride à une ambiance frigo.

Plus tard dans la soirée, je m’essaie à mon premier tournoi « Live» de poker. Un petit tournoi à 30 participants avec inscription à 45 $. Evidemment, vu que c’est mon premier tournoi hors ligne, je tremble comme une feuille et je ne comprends pas toujours tout ce qui se passe, mais bon, je finirai quand même dixième, ce qui est bien, mais pas top. Sur le chemin du retour, des machines à sous barrent mon passage, et je me sent donc obligé d’y glisser un ou deux dollars, ce qui me fait gagner encore 10 $. Bonne fin de soirée donc !

13 juillet

Dès le matin, avec AnneK, on s’attaque aux tables de blackjack. Dès qu’elle gagne une trentaine de dollars, ça y est, nous sommes pris par la fièvre du jeu. Pas de panique, nous avons un budget jeu que nous ne dépasserons en aucun cas. Vu notre faible banckroll et le montant élevé des mises (5$ minimum), nous faisons des parties courtes, mais sacrément intenses. De temps en temps on fait des pauses machines à sous, mais elles sont devenus insipides à côté de la table et du croupier. A un moment, on s’incruste dans un cours de craps, mais on ne comprend presque rien, donc on laisse tomber et on revient à notre table favorite.

La journée est déjà bien passée, et dans la soirée, pour marquer une bonne pause, nous retournons nous balader sur le strip, mais avec séance photo cette fois ci. Nous nous arrêtons un moment au casino New York, devant le Bellagio pour voir le spectacle de fontaines, et aussi devant le mythique flamingo avec ses néons de toutes les couleurs.

De retour à la table de blackjack, nous nous apercevons qu’on peut boire toutes sortes de boissons pour gratuitement, tant qu’on est assis à la table. On se fait plaisir avec quelques verres de vins. Lors de la dernière partie de la soirée, nous tombons sur un croupier super sympa. Il est d’autant plus sympa que nous repartons les mains pleines de billets verts. Au total, l’aventure à Vegas nous aura rapporté 50 $, gains et pertes compris. C’est pas grand chose, mais on s’est vraiment bien marrés.

14 juillet

Après avoir libéré notre chambre et son lit inoubliable, nous partons pour la vallée de la mort. La route est longue pour y arriver, mais une fois sur place, nous comprenons pourquoi ça s’apelle comme ça. La température dépasse les 50°C. L’atmosphère est insoutenable, et même la clim du visitor center a du mal à faire oublier l’excessive chaleur extérieure. C’est la première fois de ma vie que je sens mon souffle comme un vent glacé. Tu m’étonnes, avec mes 37°C de température interne, ça fait 13°C de moins que la température ambiance. Nous traversons la vallée tranquillement en voiture. A un moment, je vois des dunes de sable à quelques centaines de mètres sur la droite. Je me gare en me disant que nous allons marcher dessus. Dès que nous sortons de la voiture, nous nous ravisons immédiatement. La température est plus élevée qu’au visitor center (C’est possible ça ?) et il est impossible de faire plus de cinquante mètres à pied sans tomber. Donc on laisse tomber l’idée des dunes. Dommage !

Notre route continue à travers le désert. En sortant de la vallée de la mort, nous voyons au bord de la route des mecs qui courent, dans le style marathon, mais avec des litres d’eau dans les mains et sur le dos (il sont complètement fous ?). En fait nous apprendrons plus tard qu’il sagit d’une course assez connue. J’imagine qu’il faut une préparation exceptionnelle pour arriver à faire ce qu’ils font là.

Notre objectif à présent, est de nous rapprocher du parc Yosemite, et de nuit, nous trouvons un terrain à proximité de l’entrée où garer la voiture. Ce soir, nous avons la flemme de monter la tente, et nous dormons dans la voiture, histoire de changer.

15 juillet

Au petit matin, nous nous réveillons à la fraiche. Il est clair que nous ne sommes plus dans la Death Valley, et que la température est un peu plus montagnarde à présent. Nous commençons par traverser le Yosemite, ce qui n’est pas une mince affaire, puisque nous mettons plus de deux heures pour nous rendre à Yosemite Valley. Sur le chemin, nous voyons une multitude de petits paysages de montagne très sympas. Arrivés sur place, nous nous installons au camping pour la prochaine nuit, avant que ce dernier ne soit complet, et nous attaquons notre rando du jour : les Yosemite Falls. La rando remonte en haut de ces cascades qui sont parmi les plus hautes d’Amérique du Nord. En effet, elles font plus de 700 mètres de haut. La rando est belle, même si elle n’a rien d’exceptionnel, à part un ours croisé dans la forêt à la montée, mais c’est surtout à la redescente que nous aurons le droit à un double arc en ciel sur les chutes avec la lumière de fin d’après-midi.

Dans la soirée, nous montons au dôme de la Sentinelle pour un petit dîner au coucher du soleil, avec une vue à 360° sur le parc. Bon, OK, c’était des raviolis et boîte et c’était dégueu, mais la vue était chouette. En redescendant au camping, il nous faut faire bien attention à n’oublier aucune nourriture dans la voiture, parce que les ours rôdent, et n’hésitent pas à ouvrir les voitures comme des boîtes de conserve quand ils y sentent de la bouffe. Il faut mettre tout ce qui sent quelque chose dans des coffres spécialement prévus à cet effet. Bon après les coffres sont à 4 mètres de ta tente, mais ça c’est pas grave…

16 juillet

Demain, nous prenons l’avion pour quitter ce pays. Il est naturel que l’objectif du jour soit de se rapprocher de cet avion. Nous passons la journée en voiture à migrer dans la direction de Los Angeles. Nous finissons la soirée dans un motel de Sepulveda Boulevard.

17 juillet

Dernier jour à LA. On part visiter Holywood. On commence par chercher le panneau qu’on trouve après 2 heures de recherches, et on arrive à faire un photo minable de très loin. Ensuite, on va sur Sunset Blvd, et on marche sur des étoiles avec des noms de gens parfois connus écrits dessus. Bon c’est sympa 2,7 secondes, mais après, ça n’a plus aucun intérêt. Holywood n’a, semble-t-il aucun interet a part peut etre les studios si vous avez le temps. Nous ne l’avons pas eu. L’heure de rendre la voiture arrive très vite, et nous décidons, trop tard, de repartir vers l’aéroport. On se retrouve dans des bouchons de la mort et on arrive en retard, forcément, et nous devons payer 37 $ de pénalités, forcément. Si nous devons faire un bilan de la journée, en gros, ce sera : LA, c’est pourri, ça n’a aucun intérêt, et nous avons eu plus l’impressions de perdre notre temps ici qu’autre chose. Voilà, désolé si pour vous, un mythe s’effondre.

Nous passons ensuite les dernières heures avant notre avion à glander dans la salle d’embarquement, avant de nous envoler pour la Nouvelle-Zélande et de nouvelles aventures.

Bilan

Nous avons été super étonnés par les USA. Nous ne nous attendions pas à être dépaysés. Forcément, on a vu tellement de films américains qu’on a l’impression de tout connaître. En fait, on ne connaît quasiment rien, et les ricains sont vraiment très sympa, accueillants et le coeur sur la main (à part à Los Angeles bien sur) et ils n’ont rien à voir avec les gars des séries TV. Les paysages sont tout bonnement extraordinaires et donnent envie de revenir, mais il faudra revenir de toute façon, puisqu’en 15 jours de voyage, nous avons eu l’impression qu’il faudrait 100 fois plus de temps pour découvrir ce pays à fond.

Il est clair qu’au niveau de la culture, ça ne vole pas très haut, mais les USA se rattrapent bien avec d’autres atouts. Si vous êtes sceptiques parce que les ricains ne vous reviennent pas, allez y faire un tour, je pense que vous serez étonnés par ce que vous y trouverez.