La flotte de bus guatemalteque est constituée des school bus pourris américains qui trouvent la leur deuxième vie. C’est plutôt mignon, enfin tant qu’on est pas à l’intérieur! Parce que là où ils ont prévus de faire asseoir deux petits écoliers, c’est trois gros adultes qui doivent rentrer. Résultat, il y en a toujours un qui a une miche dans le vide. De plus, les chauffeurs conduisent comme des barjes. Dans la montée, comme dans la descente, le bus double tout le monde, camions, mini-van, voitures, pick-up… Et comme les routes sont assez tortueuses, on a l’impression d’être dans la chenille à la vogue de la croix-rousse (pour ceux qui connaissent) : tout le monde s’agrippe à la barre sur le siège de devant et est propulsé sur son voisin. Les locaux sont souvent morts de rire de nous voir nous balloter.
A côté des chicken bus, il y a les mini-van : contenance prévue 14 personnes, contenance réelle 20 personnes, sans compter les enfants. Nous avons pris le mini-van pour aller de Sacapulas à Nebaj. Il arrive plein et 5 personnes se précipitent à l’intérieur devant nous…. Pas de panique, on va tous rentrer! En effet, les gens s’entassent à 4 ou 5 sur les sièges, un homme, une femme et un gamin restent debout, tout comme celui qui s’occupe de récupérer les sous, Thomas se case à l’avant avec 2 autres personnes (en plus du chauffeur) et je me retrouve assise à contre-sens sur l’arrière du siège passager avant en face d’une mémé. Et il y en a pour une heure! La dame debout est malade et commence à cracher dans un petit sac, puis c’est son fil qui est malade et vomit dans le sac, sac qui finira comme toujours balancé sur le bord de la route. Puis la dame est re-malade un petit coup… Les gens s’endorment petit à petit, tous sur l’épaule du voisin. Ils n’ont pas du tout la même culture du contact que nous! Au final, la mémé en face de moi s’endort, glisse sur son siège jusqu’à ce que ses genoux soient bloqués sur mon ventre, sa tête limite contre la mienne. Je peux plus bouger et ça tourne. Thomas est paralysé à l’avant avec les deux sacs sur les genoux. Avant d’arriver au village, on voit sur la route un bus couché sur le côté en plein milieu de la rue, avec l’avant complètement défoncé, les roues séparées du reste du véhicule. Ça calme…. Enfin quelques personnes descendent et la dame malade en profite pour se serrer contre moi et me coller son sac de vomi sur la main….. Une heure de voyage, ça en parait beaucoup plus.
Guatemala
On imagine bien la scène.Pas étonnant qu’on véhicule aussi les microbes!
Anne Catherine,Thomas,
faut pas s’ étonner aprés si au retour vous nous apporterez en prime une grippe des virus et autres, nous aux Estables avec tes parents et Jean Michel on s’est pris en autres une tourte de pomme de terre et ensuite le Mézenc. Bisous.