On change de pays
Nous arrivons au petit jour à Villazon, ville frontière de la Bolivie. Nous sommes le matin de notre arrivée en Bolivie, et déjà, il faut retirer une heure sur les montres (tiens, ça fait bien 3 jours qu’on n’avait pas eu à le faire). La première chose qui nous frappe dans cette ville, est le décalage énorme avec la ville argentine de la Quiaca où nous étions quelques minutes auparavant. Ici, on ressent nettement plus la pauvreté. Les rues sont faites de boue et de pierres, les gens sont vêtus simplement, et les bâtiments sont vieux et plutôt délabrés.
Nous arrivons quelques minutes plus tard à la gare routière, et demandons un bus pour Tupiza, petite ville située à une centaine de kilomètres de là. Une personne au guichet nous dit qu’il n’y a plus de places pour cette destination, mais qu’il y a peut être la possibilité de s’y rendre en passant par Potosi. Nous sortons alors désoeuvrés du local qui sert de gare des bus, et tout à coup, nous entendons plusieurs personnes crier « Tupiza! Tupiza! Tupiza!» à notre attention. Ce sont les gens de la compagnie de bus qui viennent de « créer» un bus pour Tupiza, à peine quelques secondes après que nous soyons passés devant le guichet. Super contents, nous achetons alors deux billets (environ 2 € chacun). Ce qu’il y a de génial, c’est qu’à partir du moment où les gens ont vu que nous étions en galère, ils étaient nombreux à nous aider. Ils nous ont par exemple indiqué dans quel bus il fallait monter, ce qui n’étais pas forcément une mince affaire puisque le bus n’affichait nulle part sa destination. Nous montons alors dans un bus qui date un peu, mais qui a le mérite d’exister, et quittons cette ville, qui en quelques minutes, a changé notre impression générale sur ce voyage.
Les voyages en bus en Bolivie sont considérablement différents de ce que l’on a pu voir jusqu’ici. Le chauffeur se la joue pilote de 4×4 et parfois le bus se balance de telle façon qu’on a la sensation qu’il va se renverser. Cela n’a pas l’air d’impressionner les locaux qui continuent à discuter entre eux comme si de rien n’était. Parfois aussi, le bus s’embourbe un peu, et nous apprendrons quelques temps plus tard que nous avons eu la chance de ne pas avoir à descendre pour pousser. Nous arrivons sur le coup de 11h30 à Tupiza, à 3000 mètres d’altitude. Les montagnes environnantes ont des couleurs rouges vraiment magnifiques et les gens dans la rue ont des habits rappelant de vieilles photos de ce pays. Nous nous trouvons rapidement un hostel pas trop cher (7,5 € pour deux), et partons déjeuner dans un restaurant dont le propriétaire super gentil, nous sert de la nourriture locale.
Nous passons l’après-midi à organiser les prochaines journées que nous passerons dans cette ville, petite, certes, mais à l’activité débordante. Pendant l’apéritif de 19h, une averse d’un dizaine de minutes vient inonder la ville. Nous sommes en pleine saison des pluies, mais il ne semble pleuvoir que le soir et la nuit. Le reste du temps, il fait beau et chaud. Oui, nous avons définitivement bien changé de pays.
[sstitre]Du canyoning improvisé[/sstitre]
[img21:droite]Aujourd’hui, nous décidons de partir marcher dans les montagnes environnantes. Notre objectif se porte sur un canyon, non loin de Tupiza. Assez rapidement, nous arrivons dans la gorge, et nous nous heurtons à une série de cascades remontantes. AnneK décide alors de rentrer en ville pour se détendre, tandis que moi, je vais tenter la remontée du canyon, en passant par les côtés. En effet, les parois de la montagne, constituées de terre et de cailloux, sont raides, mais faciles à grimper. Une fois arrivé en haut de la montagne, après une montée d’environ 500 mètres, je m’aperçois que l’eau du canyon ne provient pas d’un plateau derrière la montagne, mais qu’il s’agit simplement d’une gorge creusée sur la montagne par les eaux de pluie. La montée que je viens d’effectuer me semble un peu trop raide et glissante pour tenter une redescente de ce côté là. Je recherche donc une descente alternative. Mon choix se porte assez rapidement sur un des autres canyons, très nombreux sur cette montagne. Je commence donc la descente en sautant les petites cascades (quasi sèches) dont la hauteur n’excède pas les 3 ou 4 mètres. Tout se passe bien jusqu’à ce que j’arrive pratiquement en bas du canyon, au niveau de la plaine. Là, je me heurte à une cascade de 20 mètres. Mince, je dois me rendre à l’évidence, je ne sortirai pas par là. De plus, il est déjà 16 heures et la nuit tombe à 19h. Pour couronner le tout, je dois faire attention à ne pas me trouver dans la gorge au moment de l’averse quotidienne (saison des pluies oblige). Je remonte donc le canyon, jusqu’à ce que je puisse en sortir en rive gauche. Je tente ma chance de la même façon avec un canyon voisin, mais je rencontre la même infortune, une cascade me barre le passage. Je commence à fatiguer et il commence à pleuvoir. Je décide donc de changer de stratégie, et je remonte jusqu’au sommet de la montagne. J’y arrive pour 18h, et là, la chance me sourit, puisque je vois que l’autre versant est moins pentu. J’ai donc plus de chances d’arriver en bas sans rencontrer de grande cascade. Je descend donc, et arrive dans la plaine pour 19h. Pile au moment ou la nuit tombe. Je retrouve AnneK à l’Hostel une heure plus tard. Elle commençait à se demander ce que je fabriquais. Nous passons la soirée au resto, après un petit apéro bien sympathique qui m’a permis de me remettre de mes émotions.
[sstitre]A cheval à travers déserts et canyons[/sstitre]
[img25:gauche]Ce jour là, nous avons décidé de partir faire une randonnée équestre tous les deux, afin de découvrir les paysages des environs d’une autre manière. Notre guide, Luis, nous présente nos montures, et nous partons pour les canyons Duende et del Inca. Au début, les chevaux sont très lents, trop lents. AnneK se plaint même du manque de réactivité de ces derniers…jusqu’à ce que le sien s’excite un peu avec le passage du train. Et après un petit trot provoqué volontairement par Luis, elle sera calmée pour le reste de l’après-midi. Parcourir des paysages sauvages et déserts à cheval est une expérience intéressante. J’ai même eu l’occasion de tenter quelques petits galops. Ce genre de moment fait pas mal penser à un bon western ! Nous discutons un peu avec Luis, malgré la barrière de la langue. Il fait guide pendant ses vacances, mais le reste du temps, il suit des études de médecine (7 ans en Bolivie). A la fin de l’après midi, alors que nous rentrons tranquillement vers Tupiza, un orage terrible éclate. Par chance, nous ne sommes qu’à quelques dizaines de mètres de la Hacienda. Nous rentrons les chevaux, attendons à l’abri la fin de la pluie. Après cet orage, la ville ressemble à une petite venise. Vu qu’ici, les évacuations d’eau ne sont pas encore au point, tout reste dans la rue et stagne.
[sstitre]Le tour de la Cordillera de Lipez[/sstitre]
Nous voilà ce matin là devant l’agence qui nous a vendu ce tour, qui est, disons le franchement, l’incontournable lorsque l’on vient en Bolivie. Le périple dure 4 jours et 3 nuits. Nous sommes six dans la jeep lorsque nous quittons Tupiza : AnneK, un couple de suisses, Lupé la cuisinière, Marco le pilote et guide, et moi. Nous sympathisons tous assez rapidement. Derrière les vitres du 4×4, les décors s’enchaînent : canyons magnifiques, déserts et rapidement, nous atteignons la Cordillère des Andes. L’altitude augmente toute les heures. De Tupiza où nous étions à 2900 m, nous nous arrêtons à 4200 m en fin de journée. Évidemment, nous avons eu l’occasion de mâcher une poignée de feuilles de coca, ce qui a eu pour effet d’apaiser le léger mal de tête du à l’altitude et de provoquer une légère anesthésie faciale temporaire.
[img22:droite]Le lendemain, nous commençons notre journée en jeep dans le brouillard. Comme il a plu pendant toute la nuit, la piste est complètement boueuse. A un moment, nous devons même marcher à pied, car c’est trop dangereux de rester dans le véhicule tant le chemin est glissant. Sur les coups de neuf heures, le soleil se lève, et nous contemplons enfin le paysage. Nous passons la journée entre 4500 et 5000 mètres d’altitude et traversons des paysages lunaires, bordés de volcans éteints, de lacs dont les couleurs vont du blanc au bleu turquoise. Dans l’après midi, nous faisons une petite pause dans un bassin aménagé dont la température de l’eau atteint naturellement les 40°C. Le soir, nous rejoignons un désert stérile où nous attend notre gîte.
[img23:gauche]La troisième journée commence au laguna colorada, un grand lac dont l’eau est rouge et peuplé de flamands roses. Une vision de rêve pour commencer ce jour où nous voyons une série de lacs bleus turquoises. Après le déjeuner, le guide nous annonce que nous ne pourrons pas traverser le Salar de Uyuni en voiture, car le niveau d’eau sur le désert de sel est trop haut. Nous rejoignons donc directement la ville de Uyuni qui ressemble à une vision de cauchemard. En effet, Dans un rayon de 5 km autour de cette ville, la plaine n’est qu’un vaste champ d’ordures balayées par le vent. Ici tout semble à l’abandon et personne ne semble prendre les choses en main. Nous rejoignons plus tard la petite ville de Colchani qui borde le Salar, où nous passons la nuit dans un hôtel de sel. Alors quand on parle d’hôtel de sel, on s’imagine un grand château féerique tout en sel. Que neni ! Il s’agit en fait d’un baraquement fait de parpins, sauf que les dits parpins sont en sel, donc blancs. Avant d’aller nous coucher, nous assistons à un coucher de soleil extraordinaire (mais pas aussi beau que celui vu en Patagonie quand même !).
[img24:droite]Le quatrième et dernier jour de ce périple commence direct par le Salar de Uyuni, immense désert de sel (280 km x 150 km), complètement plat et recouvert d’une fine pellicule d’eau. Rapidement, nous prenons les premières photos du reflet magique du ciel et des nuages. Hélas, le temps n’est pas de la partie, car de nombreux nuages viennent cacher le soleil, et un léger vent trouble l’eau, ce qui a pour effet de faire disparaître le reflet. Après une petite heure de progression en véhicule et une demie heure de pause, nous faisons demi-tour, car les conditions nous interdisent d’aller plus loin. Une fois revenu sur la terre ferme, nous visitons rapidement un cimetière de trains, et prenons un hôtel à Uyuni où nous passons une soirée tout à fait oubliable dans cette ville qui ne présente aucun intérêt. Le lendemain, nous prenons un bus pour Potosi.
Ce tour de la Cordillère de Lipez permet d’admirer des paysages vraiment magiques, mais il représente tout de même 1000 km de pistes en 4 jours. Nous avons donc passés de longs moments en Jeep entre deux pauses « truc de ouf qui déchire les yeux»!
[sstitre]Les mines de Potosi[/sstitre]
Nous partons le matin avec Xavier, notre guide pour les mines. Xavier est de Potosi mais parle très bien français, ce qui va se révéler très appéciable! Direction la grosse montagne qui borde la ville. Nous nous arrêtons d’abord sur le marché des mineurs dans un petit boui-boui qui vend le nécessaire pour les mineurs. Notre guide nous explique :
– Les mineurs carburent à la coca. Ils en chiquent en permanence, 200 à 300 feuilles en même temps, ce qui leur déforme le visage (genre hamster)
– Ils grignotent en même temps des « cailloux» faits de cendres de racines de quinua, ce qui démultiplie l’effet de la coca
– Ils fument des cigarettes sans filtre, faites de tabac, de coca et d’anis dans du papier de riz
– Ils boivent le « whisky bolivien»(le 1er et dernier vendredi du mois) lors d’une cérémonie particulière; c’est un « alcool potable» de 96°.
– Ils peuvent aussi acheter un bâton de dynamite avec tout ce qui va avec pour 10 bolivianos, c’est-à-dire 1 euro…
On achète un pack afin de le donner aux mineurs que nous croiserons et nous partons nous habiller en mineurs pour attaquer la visite.
Nous pénétrons dans une des nombreuses galeries de la mine. Nous suivons les rails, et rapidement, nous rencontrons quelques mineurs en train de pousser un wagonnet. Leurs joues sont déformées par les centaines de feuilles de coca accumulées dans leur bouche. Le sol est recouvert par des hectolitres d’un liquide foncé qui se révèle être du mercure (bonjour l’environnement).
[img26:gauche]Les mines sont constituées d’étages espacés de 30 mètres. Seuls les étages médians sont équipés de rails. Aujourd’hui, les mineurs creusent dans la partie inférieure, renvoient le minerais vers la partie supérieure à l’aide d’un gros sac en caoutchouc attaché à un système de contrepoids. Ils jettent ensuite le minerais dans une trémie qui permet de le déverser directement dans le wagonnet. Enfin, les trois mineurs que nous avons vu, poussent le wagon jusqu’à l’extérieur où ils en déversent le contenu dans un espace prévu à cet effet. Dit comme ça, leur travail n’a pas l’air très dur, mais en voyant leurs outils rudimentaires (pelles, pioches et marteaux piqueurs pour les veinards), le nombre d’heures de travail quotidien (8 selon la loi mais plutôt 10-12 en réalité), et les nombreux cristaux d’amiante dans les galeries (que le guide nous défend de toucher), nous comprenons pourquoi le taux de mortalité (1 mort par semaine) est extrêmement élevé ici. Nous voyons aussi des « abris» faits de bois d’eucalyptus qui servent à sécuriser les galeries. Ceux qui ont servis font peur à voir, retenant on-ne-sait-pas-combien de tonnes de pierres éboulées.
Après avoir vu les mineurs au travail, et après leur avoir donné quelques bouteilles d’eau nous pénétrons dans une salle creusée par l’homme qui se révèle être un musée. Ici, nous apprenons toute l’histoire des mines et de la ville de Potosi, jadis une des villes les plus riches du Monde. Nous participons également à un rituel qui consiste à vénérer Tio, la divinité des mines, qui ressemble à s’y méprendre à un diable, créée par les conquistadores afin de pousser les indigènes au boulot en utilisant la peur du divin. Le rituel consiste à lui sacrifier des feuilles de coca, du whisky bolivien et une clope afin d’éloigner le mauvais oeil des mineurs. Tous les mineurs, du plus âgé au plus jeune lui versent un peu d’Â « alcool potable» sur les yeux (pour trouver des filons), sur les bras (pour la force), sur le cœur (pour la santé), sur le zizi (pour la production) [le dieu est assez impressionnamment membré], sur la terre (pour la Pachamama), puis ils en boivent une gorgée et attention aux grimaces car ils ne sont pas des lavettes! Ils remettent ça avec les feuilles de coca. Au passage, nous goûtons un peu de cet « alcool potable» qui n’est pas si mauvais, mais qui nettoie bien la tuyauterie et réchauffe méchamment l’atmosphère.
Après l’épisode du musée, nous rejoignons un des étages supérieur de la mines par des passages un peu spéléo. L’altitude (4200 m) se fait bien sentir, car pour monter de quelques mètres, il nous faut reprendre notre souffle plusieurs fois. Après un passage périlleux près d’un puits d’une trentaine de mètres de profondeur, où notre guide nous interdit formellement de tomber, nous rejoignons la sortie et le soleil.
[sstitre]Une semaine à Sucre[/sstitre]
[img27:droite]Nous redescendons en Altitude et atterrissons à Sucre (2700 m), une des deux capitales de la Bolivie. Le concept de capitale est visiblement un peu flou par ici. Il s’agit d’une jolie ville, très agréable à vivre. L’objectif de la semaine est de renforcer notre niveau d’espagnol. Autant nous savons utiliser cette langue à des fins pratiques (logement, nourriture, transport, divers), autant nous avons du mal à soutenir des discussions sur des thèmes politiques, théologiques ou philosophiques. Nous nous pointons dans les écoles de langues de cette ville qui affichent à notre grand désarroi des tarifs exorbitants compte tenu du niveau de vie du pays. AnneK nous dégote alors une heure de discussion quotidienne (échange anglais/espagnol) avec deux étudiants locaux : Miguel et Vincente. Ajoutons à ça deux heures de cours tous les matins avec la dame qui s’occupe de l’Alojamiento (l’auberge), et nous voilà prêts pour une semaine studieuse. Évidemment, nous ne tiendrons pas longtemps ce rythme, mais au moins, ça nous aura fait du bien, et ça nous aura permis d’échanger avec des gens de ce pays sur leur condition de vie, la politique bolivienne, et pleins d’autres choses banales, mais qui sont tellement intéressantes dans ce cadre là.
En dehors des cours, pendant cette semaine, nous avons beaucoup glandé (oh oui, que ça fait du bien !). Nous avons aussi visité quelques musées, trainé dans les rues de la ville, pris un peu le bus (ça c’est toujours un grand moment), et flâné dans les allées du Mercado Central (marché central) qui n’a absolument rien de commun avec ce que nous connaissons en France.
Nous tenons à remercier Fabrice et Vanessa, un couple Franco-Bolivien qui tient l’Alojamiento « Gallery», sur la Calle Argentina. C’était une super adresse où nous avons trouvé une grande convivialité et où nous avons passé de super moments.
A présent, nous attendons notre bus de nuit à destination de la Paz qui va nous mener vers de nouvelles aventures…
Bolivie
Passionnant de bout en bout. On a hâte de connaître la suite. Continuez à nous faire rêver!
Affectueusement.
Renate et papa.
un atlas sous les yeux,je suis avec intérêt votre périple.Sucre/La Paz en bus! c’est sûr que c’est une aventure.
Bonjour Thomas et Annek
Cela va te rappeler des vieux souvenirs, Leclerc Granville !!!
Nous suivons votre périple, cela nous fait rever, profiter bien de cette belle aventure, il fallait du courage pour ce lancer, nous penssons que vous avez raison.
Bonne continuation.
Michel Marianne
Super ces descriptions de mines, ça me rappelle les mineurs picards! Sauf qu’il n’en meurt pas un par jour et c’est une différence qui compte!
Avec Clo, on sort d’un petit week end à Annecy, où on a fait du vélo le long du lac (mal aux fesses) et fait une super rando raquettes (mal aux jambes). On a finit par un bon resto 2* michelin, où Clo avait quelques connections privilégiées. Qui ne nous ont même pas permis d’avoir le champagne offert, l’arnaque!! Mais on a bien pensé à toi Cat, même s’il n’y avait pas de chocolat au menu
D’ailleurs, vous ne parlez pas bcp de bouffe alors que ça compte ! Et vos selles??
Bonne continuation les chanceux
Merci du fond du coeur de nous faire profiter de toutes ces aventures…on se réjouit pour vous par moments et puis on est vraiment effrayé des dangers que vous avez à affronter parfois…Les récits de Charles Darwin me semblent bien pépères à côté…Il faudra éditer, évidemment. Bisous