Buenos Aires (Argentine)
Notre avion atterrit mercredi matin à l’aéroport de Buenos Aires. Tout de suite, en sortant de l’avion, la chaleur est étouffante. Nous faisons la queue pour avoir le joli tampon sur le passeport, puis nous nous dirigeons vers le bureau de change pour avoir quand même en poche quelques pesos argentins. Le ton est mis : en Amérique du sud, ce ne sont pas des rapides. 30 minutes pour changer l’argent des deux personnes devant nous. Nous récupérons ensuite nos bagages et sortons alors de l’enceinte du bâtiment. A peine sortis des lieux, nous sommes harcelés par les rabatteurs pour taxis qui ont bien vu les touristes que nous sommes débarquer de l’avion. Avec Denis, un type que nous avons rencontré dans l’avion, nous montons à 3 dans un des tacos qui nous paraît pas trop mal, et en route pour le centre de Buenos Aires.
[img15:droite]Sur l’autoroute qui mène au centre ville, nous passons à côté de bidonvilles, dépassons des autobus antiques. Pas de doutes, nous sommes bien en Amérique du sud. Notre chauffeur conduit comme un chauffard, et nous nous retrouvons en un rien de temps devant notre auberge de jeunesse.
A l’intérieur, c’est un vrai sauna. Après une bonne douche froide, nous partons à la découverte de la ville avec Denis. Après quelques errements vers des ruelles de deux fois 7 voies, nous arrivons dans les rues piétonnes surchargées, à cause des vacances d’été. Après une bonne balade dans ces rues, une petite sieste dans un parc, un petit repas dans un resto « parilla » où l’on nous sert du boeuf aux hormones dégueu qui fait des jets d’eau quand on plante la fourchette dedans, et une balade nocturne où nous voyons des gosses faire consciencieusement les poubelles, nous finissons par nous rentrer jusqu’à notre auberge.
Le lendemain matin, nous nous levons tranquillement et décidons de prendre le bus pour l’aéroport où nous attend notre avion pour El Calafate en Patagonie. Trouver ce bus n’est pas une partie de plaisir, et après avoir demandé à pas mal de gens, nous finissons par monter dedans. Nous sommes un peu perdus devant le système de bus argentin, mais les autochtones sont vraiment sympa, le chauffeur inclus. Une demie heure plus tard, nous arrivons à l’aéroport et montons dans l’avion.
La Patagonie – El Calafate
Au moment d’atterrir, nous nous sommes dit : « Tu penses vraiment qu’il y a une piste au milieu du désert ou l’avion va se poser sur les cailloux ? ». Effectivement, il y a bien un aéroport dans ce paysage plat et rocailleux jusqu’à l’infini. A peine les bagages récupérés, nous sortons de là, et tentons un peu d’autostop, histoire d’éviter d’avoir à payer la navette pour aller en ville. Au bout d’un moment, nous nous rendons à l’évidence : ça ne marche pas ! Nous prenons donc un taxi à 3 avec un gars de l’aéroport.
De loin, la ville d’El Calafate ressemble à un gigantesque camping très moche avec de la tôle partout. En ville, ce n’est guère mieux, en dehors de la rue commerçante qui semble échappée d’une mauvaise copie de Disneyland. Nous nous installons rapidement au camping municipal qui n’est pas si mal que ça, en dehors du fait que notre tente est à 3 mètres de la route. Nous réservons rapidement des billets de bus pour l’attraction touristique du coin : le glacier du Perito Moreno.
[img16:gauche]Nous réalisons assez rapidement qu’ici, en Patagonie, nous sommes pris pour des portes monnaies sur pattes. Les prix sont quasiment aussi chers qu’en France, et on passe son temps à raquer pour tout et pour rien. Nous rentrons donc dans une logique de la moindre dépense : camping systématique, réchaud, moins de restos, recherche des bons plans pour payer moins cher.
Nous avons pu contempler le lever de soleil sur le Perito Moreno le vendredi matin. C’était magnifique, une merveille de la nature. Mais notre taxi nous a laissé 3 heures de quartier libre, et franchement, 3 heures à se balader sur trois pauvres passerelles construites pour les touristes, c’est long. Heureusement, un bloc de glace de 50 mètres de haut se détache et de fait engloutir par les eaux du lac dans un fracas assourdissant. Cela nous permet de sortir momentanément de notre torpeur.
En revenant du glacier, nous prenons nos places de bus pour Puerto Natales, au Chili : direction le Parc National du Torres del Paine et son fameux trek, le W.
La Patagonie – Torres del Paine
Cinq heures de bus plus tard, plus une embrouille avec une pomme à la douane chilienne, nous arrivons fatigués et démoralisés à Puerto Natales. Un petit resto et la préparation du trek du lendemain nous permettent de nous remettre dans le bain. Nous avons des appréhensions par rapport à la météo que nous risquons de rencontrer dans le parc. La Patagonie est connue pour son vent, son temps pourri, et ses températures plutôt basses. Nous prenons donc de quoi voir venir (GoreTex, Bonnet, Gants, Cache cou, 2 polaires, etc…).
[img17:droite]Arrivés dans le parc le lendemain, nous sortons les lunettes de soleil, les tee-shirts et la crème solaire. En effet, le ciel est complètement bleu, pas un pet de vent, une chaleur à crever et un soleil indice UV 9. Nous aurons ce temps pendant les cinq jours du trek.
Que dire sur ce parc national sinon qu’on en prend plein les yeux. On croise des glaciers toutes les cinq minutes, les montagnes sont sublimes et les touristes sont (extrêmement) nombreux. On croise du monde toute la journée. Alors certes, c’est beau, magnifique même, mais pour l’aventure, on repassera. Parce que la surcharge de balisages, la carte ultra détaillée donnée à l’entrée du parc, les panneaux très nombreux et les trop fréquents camping, relais d’alimentation, ou autres restaurants, font que l’impression d’être dans une nature sauvage disparaît complètement. Nous sommes plus dans un parc d’attraction sur le thème de la randonnée que dans un parc naturel tel que nous les connaissons en Europe.
Après ce trek, notre objectif à présent est de s’extraire le plus rapidement possible de la Patagonie, où nous ne sommes pas du tout dépaysés et où nous avons l’impression de tourner en rond. Nous en avons marre de rencontrer plus de Français que d’ Argentins ou de Chiliens. Cap sur le Nord. Nous allons devoir repasser par El Calafate (quand je vous disais qu’on tourne en rond), et ensuite, direction Bariloche, et enfin l’Amérique du sud, la vraie…
Argentine
Je viens de relire votre récit et je découvre les photos rajoutées.C’est une très bonne idée.