Après avoir passé la frontière sans encombre (il faut dire que cette fois, nous avons pris soin de ne rien avoir sur nous de dangereux), nous découvrons le village de Villazon. C’est incroyable! Quel changement par rapport à la ville frontière argentine! En à peine quelques mètres nous avons l’impression d’être complètement ailleurs, on dirait une caricature. Toutes les femmes portent une jupe ample aux genoux, deux longues nattes dans le dos, un chapeau noir ou un espèce de bonnet haut, et bien sur un poncho aux couleurs criardes, rose, vert et jaune, le plus souvent dans lequel elles transportent leur enfant ou une caisse. On traverse la ville à la recherche du terminal des bus les yeux grands ouverts, et émerveillés. On comprend enfin ce qu’on est venu faire dans ce tour du monde!
Nous trouvons la gare des bus, si on peut l’appeler comme ça. Rien à voir avec ses homologues argentines. Ici pas de bus garés, mais beaucoup de gens attendent. Nous entrons dans un espèce de bunker glauque sans savoir trop si c’est là. Notre première impression est vite dépassée! Il y a pas mal de gens bien colorés dans ce petit espace et avec nos gros sacs, nous ne passons pas inaperçus, les differents guichets arborent ballons, guirlandes et cotillons de couleurs vivent… Plusieurs cahutes semblent proposer des trajets pour Tupiza, mais lorsque nous demandons, il s’avère qu’il y en a qu’une qui en vend. Arrivés devant, une dame très gentille nous explique la situation, que nous ne comprenons pas…. Il nous semble percevoir qu’il n’y a plus de place assise dans le bus et que nous devons aller acheter nos billets auprès du bus. Nous nous nous dirigeons donc vers le bus (arrivé entre-temps), essayons de comprendre plus, mais ce n’est pas facile. Tout d’un coup, des femmes dans la gare nous montre du doigt le guichet et nous disent : « Tupiza, Tupiza ». Nous retournons au guichet, luttons pour avoir un billet et une dame avec son enfant dans le dos nous vend nos billets.
Nous allons attendre à côté du bus, qui va bien à Tupiza, mais il nous semble comprendre que nous devons attendre un autre bus. Cependant, le chauffeur, après avoir regardé nos billets, met nos bagages dans la soute. Sur ce, deux personnes qui ont acheté leurs billets après nous vont parler au chauffeur et lui explique que nous sommes dans le deuxième bus qui doit arriver. Il est vrai que cela peut être source d’erreur : notre billet est pour un bus qui doit arriver à 7h30 à la gare et repartir à 8h; or il est déjà 8h15 et le premier bus est toujours là…
Après avoir remercier chaudement un certain nombre de personnes, nous montons dans le bon bus, sur des siège cassés, avec un bon vent frais parce que le chauffeur a un peu chaud; nous prenons en plus une quinzaine de personnes qui resteront debout dans l’allée parce que le bus n’était pas assez plein…. Bref, l’aventure continue. Le bus attaque des pistes bien boueuse. Il n’a pas peur « d’escalader » des monticules de boue, de grimper des portions hyper raides sur lesquelles nous restons un moment immobiles malgré les rugissements du moteur et pensons qu’il va falloir aller pousser, mais non, ça repart à chaque fois! De l’intérieur, nous sommes bien ballottés et voyons plusieurs fois avec quelque appréhension le bus pencher dangereusement d’un côté ou de l’autre, mais cela a l’air de n’inquiéter que nous. Nous finissons par arriver sans encombres à Tupiza, bien fatigués mais heureux d’être là. Nous rencontrerons 2 jours plus tard un brésilien qui a fait le même trajet que nous, a été coincé dans la boue et a dû pousser le bus pour repartir, bus dont le volant s’est cassé quelque minutes plus tard… Nous avons donc eu de la chance!
Bolivie
31 ans après notre passage en Bolivie avec Maman ( Camiri, Corumba, Sucre, La Paz, Titicaca ), je vois que le premier contact avec la Bolivie n’a pas changé.Vu que vous devrez parler espagnol jusqu’aux USA, essayez d’apprendre les phrases essentielles pour le voyageur « sacadotiste » !!
Nous attendons les photos avec impatience.
grosses bises.
Papa
Toujours un plaisir ces petites nouvelles!
Et pour la bouffe alors, c’est comment? C’est bon?
J’ai hâte, moi aussi, de voir les photos.
Bisous à vous deux y hasta pronto!
Clique, clique, clique, clique… et reclique. 😉
Rémi
ça fait bien plaisir d’avoir de vos nouvelles et de voir que vous en profitez bien malgré quelques nuits difficiles! Hostile la nature!
Aller à dans un an pour une petite Combe!