sentiersdumonde

96 heures

How’re u doin’ guys ? Nous voilà maintenant à LA, et plus précisément à Inglewood, à côté de l’Aéroport LAX. Mais qu’est ce qu’on fait là, et comment est-on arrivé jusqu’ici ? On va essayer de répondre à cette question en tâchant de ne rien oublier, car notre mémoire est un peu embrumée…

Donc, nous sommes sur une terrasse de café à Flores au Guatemala, et nous prenons un dernier cocktail avant de quitter ce pays et de traverser le Mexique. Oui, nous avons décidé de quitter l’Amérique latine pour passer plus de temps en Asie, car le Mexique est trop grand, trop cher, et quelque part trop similaire aux 11 pays que nous venons de traverser.

24 heures

Lundi 29 juin au matin, nous nous lançons donc dans une course, mais nous n’avons pas une idée précise du temps qu’elle va durer. Nous montons dans un moto taxi et quittons notre hôtel. Après quelques minutes, nous voilà à la gare des bus de Santa Elena. Nous prenons un bus pour El Ceibo. Quatre heures plus tard, entassés à 40 dans un mini van, nous arrivons dans ce village frontière qui ne figure pas sur notre guide. Nous sommes d’ailleurs les seuls blancs sur place, et on ne peut pas dire qu’il y ait la foule à vouloir passer. Nous passons donc d’un quartier tout pourri et tout délabré (côté Guaté), à une espèce de terminal frontière flambant neuf ou nous sommes seuls à faire tamponner nos passeports. Nous marchons ensuite quelques centaines de mètres sous une chaleur intense (43°C), et nous arrivons à un bourg constitué de quelques maisons. Là, nous attendons le départ du bus pour Tenosique. Le chauffeur nous dit que le bus part à 14h. Génial, il est midi et demie, et nous nous posons à l’ombre et attendons. Une demie heure plus tard, le chauffeur monte dans son bus et part. Là c’est l’incompréhension pendant 4 secondes, jusqu’à ce qu’on demande l’heure aux locaux : Nous avons gagné une heure, il est donc 14 heures, et le chauffeur, pensant que nous n’étions pas intéressés par son bus est parti sans demander son reste.

Heureusement, une dame qui ferme son comedor, nous demande si nous souhaitons aller à Tenosique en Pick up avec elle. C’est un peu plus cher, mais c’est rapide, alors nous acceptons. Je me retrouve à l’arrière, serré comme une sardine avec les autres gars, et AnneK est serrée à l’intérieur, assise sur une planche de bois. Heureusement ça ne dure qu’une heure, et nous voilà dans la gare des bus de Tenosique. Nous voulons alors partir jusqu’à Palenque, pour trouver là bas un bus pour Mexico, mais après quelques recherches, nous nous apercevons qu’il y a ici un bus ici qui rallie la capitale en 14 heures, mais nous n’avons pas assez de monnaie, le bus part dans 45 minutes et le guichet n’accepte la VISA. AnneK garde alors les bagages et je me lance dans une course en pleine chaleur pour trouver un distributeur dans cette ville. Après 25 minutes, j’arrive à atteindre une station service où on me dit que le ATM sont au centre, et que c’est loin. Le problème est que je suis trempé de sueur, déshydraté, et que le bus part dans 20 minutes. Sans trop hésiter, je saute alors dans un moto taxi qui me permet de trouver l’argent et de revenir au bus à temps.
Nous montons dans ce bus high tech et climatisé (ouh quel bonheur), et nous passons la soirée tranquille et nous endormons dans ces sièges confortables.

48 heures

Mardi 30 juiln nous nous réveillons le matin, alors que le bus arrive à Mexico city. Nous ne voyons pas grand chose de cette ville, si ce n’est une étendue de maisons et d’immeubles jusqu’à l’infini. L’infini n’est pas si loin que ça d’ailleurs, puisque la ville semble pas mal polluée. Nous arrivons au terminal des bus est, et nous nous apercevons rapidement que le bus que nous souhaitons prendre pour Tijuana (frontière avec les USA), part du terminal nord. Nous nous lançons donc dans un trip dans le métro de Mexico, avec plusieurs changements bien sur, sinon ce ne serait pas marrant, et nous arrivons quelques temps plus tard au Terminal Norte. Il est 10 heures, et nous réservons un bus pour midi, le temps de petit déjeuner et de faire un peu d’Internet. Pourquoi Internet ? Parce que nous n’avons toujours pas réservé la voiture que nous voulons louer à Los Angeles, et que nous comptons le faire maintenant. Le problème est qu’il n’y a pas Internet dans le terminal. On nous indique un cybercafé à quelques centaines de mètres, et après quelques recherches, nous finissons par tomber dessus. Thomas règle quelques paperasses et AnneK s’occupe de louer la voiture, et le temps passant vite, il est déjà l’heure de partir pour le bus. Nous rejoignons le terminal, montons dans le bus, et c’est parti pour 48 heures de voyage non stop jusqu’aux USA.
Ce bus est beaucoup moins moderne que le précédent, mais l’essentiel est là : nous ne sommes pas trop mal assis. Nous passons l’après midi là, et le chauffeur passe quelques films plus ou moins bon, mais qui ont le mérite de nous distraire…

72 heures

Mercredi 1er juillet, nous nous réveillons dans le bus à l’aube. La nuit a été dure: nous devons descendre du bus régulièrement pour montrer notre passeport ou ouvrir nos bagages devant des flics ou des gars de l’armée. Où alors dès que le bus d’arrête dans un terminal, les lumières s’allument, ce qui fait que nous sommes réveillés quasiment toutes les heures. La fatigue s’installe très vite dans ces conditions, et nous passons la journée à somnoler en supportant les cahots des routes mexicaines. La nuit suivante est du même acabit. Nous commençons à regretter de ne pas avoir pris l’avion…

96 heures

Jeudi 2 juillet aux aurores, nous arrivons à Tijuana avec 4 heures d’avance, et nous prenons le premier bus pour Los Angeles. Le bus fait quelques centaines de mètres, et s’arrête dans un endroit redouté par beaucoup de Mexicains : le poste frontière avec les USA. Nous passons dans la file et le douanier nous demande où est notre papier vert ? Quoi, c’est quoi ça encore, on commence à flipper. Il nous envoie vers un bureau d’immigration, et nous tombons sur un gros flic hyper cool qui nous balance des blagues et qui nous aide à remplir un formulaire. Quelques minutes plus tard, c’est plié, nous avons passé la frontière, changé nos pesos en dollars, et nous revoilà dans le bus pour L.A.
Quatre heures plus tard, ce dernier nous dépose dans un terminal de bus dans un quatier bien populaire et comme il est midi, nous allons au Mc Do du coin. Après avoir mangé, nous consultons nos mails, et là, horreur : Le mail de confirmation pour la location de la voiture n’est jamais arrivé. Nous nous rendons au téléphone le plus proche, et arrivons à joindre la compagnie de location. Evidemment, ils ne peuvent rien nous dire au téléphone, il faut aller à l’Aéroport, jusqu’au guichet de la compagnie de location pour en savoir plus. Nous partons donc pour l’Aéroport. Pour faire ça, nous empruntons deux bus, et deux heures et demie (!?!) plus tard, nous voilà devant le guichet, et nous nous apercevons qu’il y a eu une erreur d’informatique et que la réservation n’a jamais été prise en compte. Les tarifs que nous proposent maintenant la compagnie sont deux fois plus élevés que ce que nous comptions mettre dans la location. Nous partons donc à pieds avec nos gros sacs, à la recherche d’une solution.

Une dernière galère

Après avoir vu plusieurs compagnie de locations proposant des prix similaires, et après avoir vu le prix exorbitant des hôtels de LA, c’est un peu la déprime. Nous avons marché pendant des heures, nous sommes éclatés à cause de la marche, mais aussi du manque de sommeil, et nous n’avons rien : pas de toit pour la nuit, et pas de voiture pour découvrir les USA. Nous sacrifions donc 60 dollars pour l’hôtel le moins cher que nous ayons trouvé, et posons enfin nos affaires. Le problème est que nous n’avons plus de liquide après avoir payé la chambre, et si nous voulons manger, il va falloir trouver un distributeur. Aucun problème, il y en a un tous les 20 mètres, par contre ils ne délivrent pas plus de 100 dollars. Si nous tenons à ne pas terminer notre budget en commissions bancaires, nous devons trouver un distributeur de banque. Après avoir tourné dans le quartier pendant une bonne heure, nous finissons par en trouver un, et nous nous rentrons enfin dans la chambre. Parce qu’évidemment, la journée ne peut pas être finie, je bouche les toilettes et provoque une inondation, que les gens de l’hôtel viennent heureusement nettoyer.

Nous avons Internet en WI/FI dans la chambre, et vers 23h30, AnneK trouve une autre compagnie de location de voiture pas cher sur le net, et nous réussissons à les joindre au téléphone. Ils nous ont confirmé la location du véhicule avant qu’on s’endorme enfin dans un vrai lit. Tout finit donc bien !

8 commentaires sur le post “96 heures

  1. isabelle cougard le a dit:

    rien qu’à la lecture de vos péripéties , je me sens épuisée ! Quelle aventure! Mais la chance vous a néanmoins toujours souri , n’est ce pas?Bon rétablissement et à bientôt j’espère sur skype . Bien affectueusement.
    Maman de Thomas

  2. Nathan le a dit:

    Quel Road movie… :-))

  3. edith le a dit:

    Nous voilà rassurés . Dans quel état est le dos après un tel voyage? Le TGV pour Paris,c’est vraiment le top!Bonne continuation en voiture.ça va vous changer.bises.

  4. Herwig et Tina, Graz le a dit:

    Bonjour, nous sommes fascinés par votre voyage et les photos. Herwig veut poser une question indiscrète à propos de Las Vegas, mais il n’ose pas. Si vous passez par l’Autriche on sera très content de vous recevoir chez nous!
    Bon voyage à vous deux!
    Tina & Herwig

  5. Ingrid le a dit:

    En voilà une aventure!!!! Elle va bien vous faire rire quand vous la raconterez dans 40 ans à vos petits enfants;-))) En attendant, je vous plaint et je suis sûr que vous avez du dormir pendant 12 heures d’affilé pour vous en remettre.

    Bon courage pour la suite et si vous êtes encore à L.A, j’espère que vous ne vous ferez pas écraser par les fan de Jackson.

    Ingrid

  6. Annek le a dit:

    Thomas n’a pas finit l’aventure. Le lendemain, une fois la voiture récupérée, on a mis les voiles direction Las Vegas. Mais on n’avait pas impacté qu’on était le vendredi 3 juillet, veille du 4 juillet, le plus gros we de l’année aux USA. Les hôtels étant hors de prix à Vegas, on a cherché pendant 5 heures un hôtel potable sur la route. On a finit par en trouver un et se coucher… à 3h du mat! Et re-claqués 🙂

    Herwig, quelle est donc cette question si indiscrète?! Je suis curieuse. Nous retournons à Las Vegas dimanche et lundi. Si c’est vraiment trop gênant, voici mon mail perso : moulinac@hotmail.com. Réponse assurée! 🙂

    Gros bisous à tous et merci de nous suivre! Vous n’avez pas idée à quel point cela nous fait plaisir!

  7. tatan et solange le a dit:

    voila la derniere : j’ai internet
    installeé par baby et l’aide de solange.
    bisous et ¡bonne route !

  8. Marie et David le a dit:

    Salut les amis et merci pour vos récits qu’on suit au coup par coup, mais avec passion. La lecture de votre site ne nous donne que plus hâte de décoller pour la Chine dans 2 semaines ! On vous embrasse. Marie et David (mariés depuis 5 jours !).

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